Crise du logement

La crise du logement en France

Cela va faire plusieurs années maintenant que l’on entend le terme « crise du logement » à chaque fois qu’on aborde le sujet du marché immobilier. Mais qu’est ce que cela signifie vraiment, et qu’en est-il dans la réalité ? Les dispositifs d’incitation immobilière sont ils efficaces face à cette crise ?

Définition de la crise du logement

Au premier abord, on est souvent tenté de penser que la définition de la crise du logement se limite au déséquilibre qu’il y a entre l’offre et la demande de logements, le nombre d’habitations disponibles étant alors considéré comme insuffisant pour accueillir toute la population. Toutefois, la notion de crise du logement est plus complexe que ça. Elle englobe le déséquilibre du marché, la disparité entre la nature des logements disponibles et le niveau de vie de la population, ainsi que la difficulté de rééquilibrer le marché par un ajustement des prix.

 

La crise du logement en France

En France, la crise du logement se manifeste par une rigidité des prix, et un manque crucial de logements sociaux. Cela résulte principalement de la difficulté pour les citoyens à accéder à un logement faute de revenus suffisants, de l’inadaptation des surfaces disponibles aux besoins de la population, de l’éloignement des logements vis-à-vis des lieux de travail, et bien d’autres raisons, qui font qu’il y a pénurie de logement dans certaines régions, et surabondance d’habitations dans d’autres.

 

En effet, l’idée d’un manque d’habitations dans l’Hexagone est fausse. D’ailleurs, d’après les études de l’INSEE, il existerait 1,8 millions de logements vacants dans tout le pays. Seulement, ces habitations sont soit à l’abandon, soit des appartements de luxes retirés du marché par leurs propriétaires, dans l’attente de meilleurs prix. En réalité, d’après une étude datant de 2006, la France manquerait surtout de logements sociaux, c’est-à-dire de logements correspondant aux capacités de financement des habitants. Le pays manquerait environ de 800 000 logements sociaux.

Par ailleurs, la crise du logement français se traduit aussi par la raréfaction des terrains constructibles. L’acquisition d’un terrain à bon prix est quasiment impossible, ce qui limite l’évolution de l’offre par rapport à la demande, et contribue à la rigidité des prix.

Investir dans l’immobilier est-il dans ce cas rentable ?

Un investissement immobilier constitue depuis toujours une valeur sûre. En effet, un tel investissement permet de se constituer un patrimoine, et de se créer une nouvelle source de revenu. Toutefois, comme tout autre investissement, pour être rentable, cette décision ne doit pas être prise à la légère. Elle requiert la considération de plusieurs critères, tels que l’emplacement du bien, le nombre de logements vacants dans ses environs, la proximité de transports et de commerces, etc.

Quant à la crise du logement, au lieu d’être un point à craindre, cette situation est plutôt une opportunité à saisir pour investir dans l’immobilier. En effet, cette crise démontre que la demande de logement existe bel et bien. Il s’agit juste d’investir en réponse aux besoins des habitants, et là où la demande de logement est bien réelle. D’ailleurs, l’Etat ne cesse d’inciter les particuliers et les professionnels à investir dans ce secteur.

Aides à l’investissement immobilier

En effet, ces dernières années, l’Etat a mis en place plusieurs dispositifs fiscaux, afin de résorber la crise du logement, et faciliter l’accession à la propriété pour tous les français. Il s’agit par exemple des lois Borloo et de Robien, de la loi Malraux, du prêt à taux zéro, du prêt écologique, de la loi Scellier, etc. Du neuf à l’ancien, en passant par le locatif, tous les secteurs de l’immobilier sont concernés par ces mesures. Ces dispositifs octroient divers avantages fiscaux (crédit d’impôts, TVA réduits, etc.), en fonction du type d’investissement immobilier réalisé. Ils permettent ainsi de payer moins d’impôts, et de se constituer un patrimoine à moindre coût. Parmi ces incitations fiscales, la loi Scellier est actuellement la plus en vogue.

Loi Scellier : le dispositif du moment

Adopté pour dynamiser l’offre de logement, la loi Scellier incite tous les contribuables français à investir dans une acquisition ou construction neuve, pour le louer pendant une durée minimum de neuf ans. En contrepartie, elle permet de bénéficier d’une réduction d’impôt de 9% à 37%, en fonction de l’année et de l’option choisie pour l’investissement. Entré en vigueur au début de l’année 2009, ce dispositif succède à la loi de Robien, et est nettement plus avantageux. Il a permis de redémarrer la vente immobilière dans le neuf. Grâce à lui, les ventes de logements neufs ont augmenté de 75% en 2009. Par ailleurs, la loi Scellier concerne à elle seule 65% des transactions effectuées en 2010.

En bref, comme la loi Scellier, chaque dispositif de défiscalisation immobilière a contribué à redynamiser le secteur. Toutefois, malgré la hausse de l’offre de logement qui en résulte, celle-ci est encore trop faible pour satisfaire les besoins du pays (estimés entre 320 000 et 370 000 logements neufs par an), et résorber la crise du logement qui prévaut actuellement.

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